Création de pages personnelles
Ce document s'adresse aux personnes non informaticiennes, mais qui
néanmoins sont obligées d'utiliser les nouvelles technologies
de l'Internet, notamment le Web et l'email,
afin de mieux communiquer dans leur travail quotidien.
Ce document n'est pas conçu, comme l'on a l'habitude de le voir
sur l'Internet, comme une FAQ (Foire Aux Questions), mais plutot comme un mémento
de recettes utiles pour tenter de se débrouiller seul et
rechercher la meilleure efficacté
Les deux principaux besoins qui ont été exprimés
concernent d'une part la mise à la disposition de documents de travail
et d'autre part la création de pages Web personnelles.
Ce document va tenter de répondre à ces deux demandes
après avoir rappelé quelques mises au point dans le
domaine des échanges de documents tels qu'ils sont pratiqués
actuellement.
Rappel du contexte
Contrairement à ce que l'on pourrait croire, il n'y a pas
une solution toute faite, même pour les informaticiens les
plus chevronnés, pour répondre à ces exigences.
Echanger des documents électroniques aujourd'hui est, certe, une
chose facile avec les nouvelles technologies de l'Internet, mais reste
néanmoins quelque fois problématique lorsque les
correspondants, l'écrivain et le(s) lecteur(s),
n'utilisent pas le même langage de communication ou le
même formatage des données.
C'est effectivement ce que l'on observe dans la réalité.
D'un côté le monde des standards libres et
de l'autre le monde des produits propriétaires,
ces produits étant généralement
incompatibles entre eux au sein du même fournisseur (par exemple:
Word5 et Word6 chez Microsoft).
Qui n'a pas été désagréablement surpris par
un document truffé de petits carres blancs,
suite à un échange ?.
Les outils bureautique concernés sont essentiellement:
- Word pour le texte
- Excel pour les tableaux
- Powerpoint pour les transparents
Chacun de ces outils peut sauvegarder sur le disque dur local le document
en format propriétaire. Mais là n'est pas notre objectif
pour rendre le document compréhensible des autres.
Depuis la mise à disposition et l'usage intensif
auprès de l'ensemble du personnel de l'ENST d'outils divers
pour consulter le courrier et composer des messages électroniques
(Eudora, Outlook-Express, Netscape, Internet-explorer), on constate
que l'utilisation de plus en plus fréquente des documents attachés
pose un véritable problème d'interopérabilité
et donc de communicabilité. Cet état de fait est principalement
dû au fait de l'hétérogénéité
d'une part des ordinateurs de l'ENST (stations Unix, PC, Macintosh),
et d'autre part des logiciels disponibles préinstallés
par défaut ou préférés des uns ou des autres.
Tout se passe comme si la personne qui émet un document
avec son environnement favori ou imposé croît que la ou les
personnes destinatrices auront le même environnement et les
mêmes outils pour visualiser correctement le document en question.
Malheureusement, ce n'est qu'un voeu pieux, voire une ignorance involontaire
de l'utilisateur faisant confiance à la bureautique d'aujourd'hui.
Il faut donc essayer de trouver un dénominateur commun qui
satisfasse tout le monde, quite à changer, avec un minimum d'effort,
son propre comportement vis à vis de la façon d'utiliser
ces outils de communication.
Avant de trouver des solutions techniques, exposées dans la suite de ce mémento,
des solutions simples et évidentes à mettre en application sont faisables dans
les 2 cas suivants:
-
Si vous attachez plus d'importance au contenu du document et/ou sa pertinence
plutot qu'à sa présentation, faites simplement un "copier/coller"
du texte Word dans le corps du message de votre outil mail favori.
-
Si vous souhaitez envoyer un document attaché à une liste de diffusion
réfléchissez y bien à deux fois avant de le faire. En effet, ce document,
dans son intégralité ainsi que sa présentation enrichie, va engendrer
un gaspillage très important d'espace disque dans le serveur de messagerie
ainsi qu'un écroulement de la bande passante du réseau, le tout
proportionnel au nombre de membres de la liste de diffusion.
Or on ne sait pas a priori combien de membres appartiennent à une liste
donnée. Par exemple, combien de membres contient la liste diffz ?
Si elle comporte 300 membres, votre document attaché sera reproduit 300 fois.
Dans ce cas précis de liste de diffusion il serait donc souhaitable d'envoyer
un pointeur sur une URL de votre espace public où vous auriez déposé
votre document original. Si cela s'avère trop compliqué, soit abstenez vous
d'envoyer le document, soit faites en un résumé, soit lisez la suite
de ce mémento pour trouver une solution plus adéquate.
Cet effort consiste en premier lieu à abandonner l'usage
des formats propriétaires
tels que ceux de Microsoft au profit de formats standard publics et
généralisés dans le monde de l'Internet à savoir,
soit le format HTML utilisé dans les pages Web, soit le format
PDF (Portable Document Format), soit à la limite le format PostScript.
Tout ordinateur de l'ENST devrait disposer des outils nécessaires
pour traiter ces formats.
L'utilisation de documents attachés dans votre composeur
de mail (Eudora, Outlook, Netscape, IE), est cependant fortement
conseillée, dans la mesure où les logiciels de bureautique sont
capables d'engendrer des formats standard tels que PDF, HTML ou
PostScript. Dans ce cas, la suite de ce document n'est plus
nécessaire, mais néanmoins peut-être porteuse d'informations
complémentaires.
Dans le cas contraire, l'effort qui vous est demandé doit être
poursuivi, et implique alors d'autres manipulations, à savoir celles de:
- déposer le document dans un format standard localement
sur votre ordinateur
- transférer ce document vers un endroit qui sera accessible
à tous dans l'ENST, voire à l'extérieur
- indiquer à votre correspondant où se trouve ce document
en précisant son URL (Universal resource Locator)
Il faut alors s'assurer que chacun de ces logiciels bureautique puisse,
dans les options de sauvergarde, sauver le document dans un format standard.
Il existe 3 formats standard, que l'on peut classer par priorité
décroissante comme suit:
- le format PDF
- le format HTML
- le format PostScript
Le format PDF d'Adobe est le format recommandé pour la publication
de documents. Il tend de plus en plus à remplacer l'ancien format PostScript
qui engendrait des fichiers trop volumineux.
Ce format nécessite que le destinataire dispose du logiciel
de lecture approprié, en l'occurrence Acrobat Reader.
Ce logiciel existe théoriquement sur tous les ordinateurs de l'ENST,
quelque-soit leurs systèmes. Si vous ne disposez pas encore de ce
logiciel demandez le au service du Centre de Calcul de la DRM.
Si le logiciel (Word, Excel, Powerpoint) le permet nativement,
alors il n'y a pas à hésiter,
il faut choisir, selon le classement ci-dessus, le format standard disponible et
ensuite passer à l'opération de transfert du document en sautant
la phase suivante (traduction du document).
Avant de transférer tout document il faut obéir à
certaines conventions de nommage du document afin de favoriser au maximum
l'interopérabilité des échanges, à savoir:
- le document d'origine doit exister; par convention son type devrait être:
- pour les documents Word: nom_du_document.doc
- pour les documents Excel: nom_du_document.xls
- pour les documents Powerpoint: nom_du_document.ppt
- le nom du fichier à sauvergarder doit être en caractères
minuscules
- il ne doit pas comporter d'espace
- il ne doit pas comporter d'accents
- il doit être suffixé par un type fichier précédé
par un point "." séparateur, comme suit:
- pour les fichiers PDF: nom_du_document.pdf
- pour les fichiers HTML: nom_du_document.html ou .htm
- pour les fichiers PostScript: nom_du document.ps
- pour les fichiers Texte seul: nom_du_document.txt
- pour les fichiers RTF: nom_du_document.rtf
Si le logiciel n'offre pas cette fonctionnalité, soit demander
au service Centre de Calcul de se faire installer un logiciel capable d'effectuer
cette opération, soit passer à la phase intermédiaire
de traduction expliquée ci-dessous.
Dans le cas où le logiciel (Word, Excel, powerpoint) ne permet pas cette
conversion, alors il faut se rabattre sur une tentative de traduction du format
propriétaire déjà préalablement sauvegardé
par un outil de traduction indépendant.
Les logiciels Microsoft offrent la possibilité de sauvegarder le
document original (Word, Excel, Powerpoint) dans un format échange
propriétaire dénommé RTF (Rich Text Format),
destiné
à permettre l'échange entre Word incompatibles au niveau
des versions ou entre Word de même version mais sur des plate-formes
différentes (par ex. PC <-> Mac).
Il existe un logiciel du domaine public, appelé
"rtf2html" qui
permet de traduire de manière grossière mais cependant
compréhensive un document sauvegardé au format RTF en
format standard HTML. Se renseigner auprès du Centre de Calcul
pour obtenir ce logiciel.
Dans le cas le plus défavorable où vous ne disposez pas
de cet outil, la solution de dernière chance consiste tout simplement
à sauvegarder votre document en format "text".
Biensûr, le document perdra sa richesse de présentation originale,
mais l'essentiel du texte sera conservé.
Dans ce dernier cas de figure, il ne sera pas nécessaire de transférer
ce fichier texte dans l'espace Web, par contre il sera beaucaup plus avantageux
de mettre ce document en attachement dans votre envoi par email.
Une fois le document prêt, il ne reste plus qu'à le
transférer sur votre propre compte Unix (voir ci-dessous
comment obtenir un compte Unix).
Le lieu public sera en fait un lieu privé (votre compte
personnel) que vous rendez explicitement public pour le Web.
Il s'agit d'un répertoire
dénommé "public_html" qui est situé
dans votre répertoire d'accueil lors de votre connexion
sur le compte Unix. Il doit avoir des droits d'accès en lecture
et en exécution pour tous.
Le moyen le plus direct pour effectuer cette opération
est d'utiliser le programme FTP (File Transfert Protocol) pour
les PC sous Windows ou FETCH (identique à FTP) pour les Mac.
Fetch n'est cependant pas livré en standard, il faut donc
se le procurer auprès du service CAL de la DRM et demander
à se le faire configurer de telle façon que les
caractères accentués du Français soient
ISO-Latin1 pour être transférés
correctement.
Le détail de l'opération de transfert est décrit
sommairement ci-dessous, mais vous pouvez aussi consulter
l'URL du cours d'initiation d'Annie Danzart en cliquant
ici.
Ces opérations peuvent légèrement varier
selon les ordinateurs, les systèmes et les applications.
- lancer le programme Ftp, WinFtp ou Fetch
- ouvrir la connexion sur la machine www ou
www.enst.fr
- entrer votre compte Unix quand l'invite vous le propose
- entrer votre mot de passe personnel Unix quand l'invite vous le propose
- se déplacer dans le répertoire public_html par la commande
"cd public_html"
- si le répertoire public_html n'existe pas le créer par la
commande "mkdir public_html",
ensuite faire le "cd public_html"
- se mettre en mode Ascii
ou Text (normalement par défaut)
- attention pour les images en format .gif,
il faut se mettre en mode binary
- sélectionner votre document un cliquant une seule fois dessus
- appuyer sur PUT ou taper "put votre_document.html"
- vérifier la présence du document
- quitter l'application Ftp, WinFtp ou Fetch
Vous pouvez maintenant utiliser votre "browser" favori et vérifier
en précisant l'URL de votre document distant par
"http://www.enst.fr/~/votre_document"
qu'il produit ce que vous souhaitiez.
Une fois le document déposé dans un lieu public, visible
de tous, il suffit de communiquer par email uniquement son emplacement par
son URL (Universal Resource Locator), du type:
"http://www.enst.fr/~votre_compte_unix/
chemin_où_se_trouve_votre_document".
Notez bien la présence du "~"
devant votre nom de login Unix.
Le chemin d'accès du document est défini par rapport au
répertoire Unix "public_html"
dans votre répertoire d'accueil.
Le lieu public qui demande une disponibilité d'accès
constante dans l'Internet ou l'Intranet exige qu'il soit situé
dans l'espace Unix qui offre cette connectivité permanente.
Un ordinateur personnel, PC ou Mac, ne peut offrir cet avantage
car il peut être arrêté ou tout simplement
non connecté sur le réseau via une application
à un instant donné.
Il est donc nécessaire de disposer d'un compte Unix pour y
placer dans l'arborescence publique "public_html/", prévue
à cet effet, vos propres documents.
Si vous ne disposez pas encore de compte Unix, il faut le demander
au service Centre de Calcul de la DRM. Sans compte Unix, ce document
n'a pas de sens.
Si vous considérez que votre document peut être consulté
par n'importe qui depuis l'Internet global, alors vous n'avez rien
à faire de plus.
Par contre si vous estimez qu'il contient des informations de travail
qui ne concernent que l'ENST, alors il est nécessaire de placer
votre document dans un endroit qui ne sera consultable qu'à
partir des ordinateurs de l'ENST.
Pour ce faire, il faut créer dans le répertoire
public_html un nouveau répertoire que l'on pourrait;
par exemple,
appeler "intranet" ou "enst".
Une fois ce répertoire créé
par la commande "mkdir enst",
il faut s'y déplacer par "cd enst"
et créer un fichier de nom .htaccess
et enfin y mettre le
contenu suivant:
AuthUserFile /dev/null
AuthgroupFile /dev/null
AuthType Basic
<Limit GET>
order deny,allow
deny from all
allow from 137.194.
</Limit>
Une méthode simple pour créer ce fichier est de faire
un copier coller du texte coloré ci-dessus.
Ensuite vous pouvez y placer vos documents de travail qui ne seront
visibles que depuis l'ENST.
Se référer à l'excellent document d'Annie Danzart
"
Ecrire une page html sur mon Mac ou mon PC"
qui convient parfaitement pour l'occasion.
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Last updated 5 Apr 1999 --