Certains se donnent, d'autres écoutent.
Tour à tour.
Balle au prisonnier des mots, des idées.
Les images se transmettent, circulent, font réagir,
ou non.
Un cercle où les esprits se mélangent et vivent,
entre eux.
La roue tourne, expériences des uns, tentatives des autres.
Chance du succès ou déception de l'échec.
Le temps,
tour à tour.
Les rôles s'affinent et les places sont reconnues, prises et méritées.
Pour un moment au moins.
Les uns agitent, les autres maintiennent le cap.
Certains n'y pensent pas, vivent cet instant sans réfléchir.
Assurance de l'adéquation et de soi.
Se sentir bien soi parmi les autres,
ces personnes entre elles.
Objectifs communs.
Etablissement des règles de fonctionnement.
Les uns rechignent les autres ne les acceptent pas.
Contrarier la vie d'un groupe de par sa non-existence.
Sereine et douce évolution des structures.
Du modèle en route.
Ne pas permettre les rancoeurs, injustices et frustrations.
Des efforts par et pour tous.
Ce n'est pas rien.
De l'ordre sociologique réparti, équilibré et entretenu.
Ne pas y croire,
comme si nous avions tous mangé un fruit défendu un jour.
Qu'il n'y avait rien à faire, trop tard.
N'est-ce pas tous les jours que nous le dévorons en se dévorant ?
Se fixer une conduite de société, ces quelques personnes réunis autour d'un verre,
pour un déjeuner au soleil, ou pour construire une barque.
Etre en accord avec ce que l'on croît, soi et en groupe.
Faire ce que l'on pense sans craquer devant les difficultés.
Devant le profond durable répétitif labeur de l'établissement et du respect,
des règles et des croyances,
au bénéfice de l'apaisement et du bonheur collectif.
Rare seul est le bonheur !
Le social indissociable et nécessaire à notre stabilité, à notre bien-être.
Pour notre imaginaire pourtant si réel.
De notre civilisation.
Pas forcément obligation du chef, d'un modérateur ou d'un clown attitré.
Certains se passent le relais, avec plaisir, sans jalousie ni convoitise.
Selon les envies, les capacités à comprendre, écouter, infléchir, réconcilier.
Attentif à l'autre.
Assumer ses désirs et ceux de ces personnes qui s'échangent et communiquent.
Et qui partagent notre nature.
Comme un gâteau trop petit.
Rien de moins sur d'ailleurs.
Parts jamais égales ni absolument identiques mais justes.
Juste un peu de souplesse.
Un équilibre,
tour à tour.
Force de ne pas abandonner son voisin, de ne pas écraser.
Force d'assumer soi, sans s'appuyer sur l'autre.
Force de la conscience de la marche du groupe, de ses enjeux et de son apport personnel.
Rien au détriment du groupe,
mais laisser fleurir les boutons d'épanouissement des uns, puis de tous.
Ces boutons fragiles si faciles à casser et pourtant si important.
Fondamentale de l'évolution.
Ne pas forcer les rires, bruyants, et les colères.
Les luttes de classe.
Restez digne, de ne pas charmer ni (se) donner pour gagner, ce rôle.
Pire celui de l'adjoint.
Ne pas se cacher ou accepter de cacher.
S'abandonner et laisser vivre.
Se passer ce ballon, ni rond ni ovale.
Lui donner son mouvement, non défini, créatif et heureusement infini.
Ne pas le conserver, l'abîmer, l'utiliser comme une arme.
Le laisser vivre à son rythme, celui de ces personnes qui jouent.
Marquer les buts humains et franchir les étapes qui renforcent les liens.
Se jouer des obstacles.
Plaisir commun de la réussite.
Le jeu des je ensemble.
Respect de l'individu.
Respect du partage et de la communauté.
Le paradis n'est-il pas un monde sans convoitise ?
D'où vient cette tentation ?
Est-elle naturelle ?
Peut-on la contrôler l'organiser la lisser?
Peut-on éliminer la recherche du petit bonheur personnel si limité ?
Ces personnes qui ne regardent pas, seul leur nombril.
Quelle erreur de ne pas profiter de l'autre, sans le voler !
De ce qu'il sait, ce qu'il ressent, ce qu'il voit.
La force peut-elle venir d'un seul homme ?
La force de l'homme n'est-elle pas la communication des hommes ?
Nos langages si élaborés qui tentent d'approcher au plus proche notre pensée.
Retranscrire et sortir notre humain.
Qu'il y a-t-il entre nous ?
Comme si nous étions tous un peu des neurones qui se transmettent des informations.
Comme un peu toutes ces planètes qui s'éclairent et nous éclairent.
Il nous faut combler nos vides.
Seul l'autre.
La connaissance est en chacun.
Internet et les machines.
La connaissance humaine.
Je avec toi, et vous.